YOGA ET PSYCHOLOGIE

Des études médicales existent (coeur, respiration, diabète, arthrose, insomnie …) mais peu d’études psychologiques. Pourtant, le Yoga permet :

  • une régulation émotionnelle,
  • un déconditionnement des schémas comportementaux et mentaux négatifs,    pour soi et les autres,
  • un développement de la confiance en soi, de l’estime de soi, de l’autonomie et de la créativité.
  • une compréhension de la conscience et de l’esprit.

Comment le yoga transforme notre esprit et notre mode d’être ?

  • Relation plus ouverte et globale à notre corps.
  • Relation consciente et confiante avec la fonction centrale de la respiration.
  • Conscience des sensations, attitude plus spacieuse avec les pensées et les émotions.
  • Nouveau mode de conscience : vigilance détendue, champs d’expérience élargi.

Nous transformons donc notre perception de l’objet corps, de l’objet moi et de tous les objets.

Quelles sont les qualités de ce nouveau mode d’être ?

Nous tournons notre regard vers l’intérieur, tout en maintenant une ouverture sur l’espace, ni égocentré, ni dispersé.

Nous nous familiarisons avec l’impermanence et l’interdépendance. Nous devenons plus stable, plus détendu, plus ouvert, plus équanime, ….

Importance de la relation au corps dans la construction de la maturité.

Le développement de l’unité psycho somatique est une modalité fondamentale du développement normal du Moi et une base de la maturité.

Selon D. WINNICOTT,  la maturité répond aux critères suivants :

  •  capacité de relations objectales totales,
  • capacité d’être seul, (Voir “Fondements théoriques du yoga pour les enfants)
  • créativité. Le corps est vécu en fonction de nos images de nous-même.

L’investissement  du corps par le yoga semble être agent en retour de l’élaboration d’un narcissisme sain. Le corps peut constituer un “objet transitionnel” qui ouvre une “aire intermédiaire d’expérience” pour élaborer la relation au moi., et la projection de cette relation sur les objets extérieurs.

Yoga et Estime de Soi.

Un regard bienveillant tourné vers soi, dans l’attention au corps, favorise l’estime de soi sans préoccupation égocentrique. Nous découvrons notre potentiel :

  • le lien corps-esprit,
  • la capacité de confiance, de paix intérieure, de discernement,
  • le pouvoir d’action de notre conscience,
  • la cohabitation de sagesse et de confusion,

Nous cessons de continuellement nous en remettre à l’extérieur pour combler notre perception d’un vide intérieur.

Traditionnellement, il est dit que le Yoga détruit les “3 rudras” :

  • attachement au corps,
  • identification aux émotions,
  • croyance en un principe salvateur extérieur.

Le yoga ne devrait donc pas conduire à l’hypernarcissisation et à ses troubles secondaires de rigidité, de dépendance et d’égocentrisme.

Il devrait générer un narcissisme sain et ses bénéfices secondaires d’adaptabilité, d’autonomie et d’altruisme. Une telle entreprise de reconstruction et libération dure toute notre vie.

Il s’agit moins d’atteindre un objectif qui ne serait jamais suffisant que d’apprécier nos progrès là où nous en sommes et les pas parcourus à chaque étape du chemin.

Psychothérapie et Yoga

“Pour que là où était le Ca advienne le Moi” ….  … … puis :

  • – à travers un chemin de souffrances,
  • – de découverte des causes de la souffrance,
  • – de découverte d’’un chemin menant à la cessation de la souffrance,
  • – s’engageant vers la cessation elle même,

graduellement se produit “l’abandon du Moi”, et se révèle la nature profonde de notre esprit.

extrait du site « yoga et intériorité »

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